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Surnommé humoristiquement "Fühmeur" au moment de la montée du nazisme par le caricaturiste Sennep pour son amour de la pipe, Edouard Herriot est né le 5 juillet 1872 et meurt le 26 mars 1957
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Élève et étudiant brillants, il obtient son agrégation de Lettres en 1893
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Lors de l' Affaire Dreyfus pour la défense duquel il s' engage auprès de Zola et d' Anatole France, il fonde la section lyonnaise de la Ligue des Droits de l' Homme.
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Élu conseiller municipal radical de Lyon en 1904, il deviendra Maire de la ville en succédant à Jean-Victor Augagneur. Excepté durant la période de la seconde guerre mondiale, il sera Maire de Lyon régulièrement réélu jusqu' en 1957.
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En 1924, lors de la victoire de la coalition du
cartel des gauches, il est appelé par Gaston Doumergue à former un gouvernement. Il prendra des mesures importantes : droit d' adhérer à un syndicat pour les fonctionnaires, amnistie des grévistes de 1920, création d' un conseil économique et social, reconnaissance de la République Soviétique. Ce gouvernement adoptera une position de conciliation avec l' Allemagne en acceptant la réduction de la dette de guerre et en évacuant la Ruhr où se trouvaient des troupes d' occupation notamment françaises. Du point de vue économique, Herriot refuse d' adopter la ligne réclamée par les socialistes consistant à augmenter les impôts pour diminuer la dette et préférera une position plus mesurée en demandant de nombreuses avances auprès des banques. Toutefois, lâché plus tard par ces organismes financiers et fortement critiqué par les milieux cléricaux en raison de sa volonté de modifier le statut de l' Alsace et la Lorraine, son gouvernement tombera. Paul Painlevé puis Aristide Briand formeront des gouvernements à sa suite
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1926 l' instabilité politique est prédominante dans le pays, Edouard Herriot tente de reformer un gouvernement. En bute à une crise financière forte concrétisée par la chute du franc, il est remplacé à peine quarante huit heures plus tard par Raymond Poincaré. Lors de ses deux gouvernements successif, Herriot se heurtera (suivant l' expression employée plus tard) au "mur de l' argent".
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1932, la gauche gagne à nouveau les élections. Herriot est rappelé à gouverner. Il a tiré les leçons de ses échecs économiques et il a recentré un peu plus ses positions et mène une politique plus modérée. Cette période laissera à la population une impression de calme.
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Déstabilisé par la situation de la montée du nazisme en Allemagne contre laquelle on lui reproche d' être impuissant, il tombera à nouveau. En 1934, il rentre dans le cabinet Doumergue où la droite prédominante cherche à obtenir le soutien des électeurs de gauche. Ce faisant, Herriot se désolidarise du parti Radical qui préfère rester ancré à gauche avec la SFIO. Cette tentative de rapprochement avec la droite pour une union nationale échouera ; en 1935 l' équipe Herriot se sent impuissante à résoudre les problèmes sur lesquels elle ne peut avoir d'emprise, il démissionne alors.
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En 1940, Herriot s' abstient de voter les pleins pouvoirs à Philippe Pétain.
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En 1942 alors que des membres de la
Légion des Volontaires Français sont décorés de la Légion d' Honneur, il renvoie au Maréchal Pétain la sienne en signe de protestation. Ce signe contestataire lui vaudra d' être assigné à résidence.
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En 1944, alors que les troupes alliées se rapprochent de Paris, il participe à la tentative de restauration de la IIIème République. Cette tentative échouera par l' intervention des collaborationnistes qui demandent aux allemands de l' arrêter. Il sera envoyé en déportation.
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Son attitude modérée à la libération durant la période de l' Épuration fut quelquefois vivement critiquée sur le moment, mais une fois les tensions apaisées, Edouard Herriot apparut comme un sage.
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Cette image lui valut de devenir Président de la Chambre en 1947, mais des ennuis de santé ne lui permirent pas de se présenter au scrutin de Président de la République de 1953
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Une polémique encore non résolue de nos jours entourera les circonstances de ses obsèques. Il fallut l' intervention de Pierre Mendès France pour que la veuve Herriot, influencée par le Cardinal Carrier qui prétendait avoir recueilli de telles volontés de la part du défunt, consente à annuler les obsèques à la Primatiale Saint Jean du vieil anticlérical qu' était son mari.
Grand orateur, il personnifiera le radicalisme pendant de nombreuses années. Il se voulait le défenseur des aspirations du "français moyen" suivant sa propre formule.
Le principal héritage significatif (en droite ligne avec l' idéal radical qu'est "l' école unique") c' est en Ministre de l' Instruction Publique qu' il nous le léguera au travers de la gratuité de l' enseignement secondaire.